Le 12 Mai 2026

L’association Lamartine Aujourd’hui avait été invitée par Yaël Braun-Pivet à participer, à l’Assemblée nationale, à la cérémonie commémorant l’abolition de l’esclavage.
Présidée par Yaël Braun-Pivet au Palais Bourbon, cette cérémonie rendait hommage au vote de l’abolition de l’esclavage par l’Assemblée nationale en mai 1848. L’esclavage avait ensuite été reconnu comme « crime contre l’humanité » par la loi Taubira de 2001. C’est Alphonse de Lamartine, alors ministre des Affaires étrangères et figure majeure du Gouvernement provisoire, qui avait signé le décret d’abolition.

Dans la cour d’honneur du Palais Bourbon, cinq grands députés de 1848 furent honorés : Louisy Mathieu, Alexis de Tocqueville, Victor Hugo, Victor Schœlcher et Lamartine. Des plaques commémoratives furent dévoilées aux emplacements qu’ils occupaient dans l’hémicycle provisoire de 1848.

Parmi les participants figuraient deux lycéens mâconnais, Enzo Perdrix et Valentin Guittard, élèves du lycée Frédéric Ozanam, accompagnant Michel Deprost, président de l’association Lamartine Aujourd’hui. L’association avait été identifiée par la présidence de l’Assemblée nationale pour son travail de valorisation de l’action politique de Lamartine, encore souvent méconnue, y compris dans sa ville natale.

La délégation avait également échangé avec Benjamin Dirx et bénéficié d’une visite particulière du Palais Bourbon. Lors du cocktail, les participants avaient rencontré plusieurs descendants collatéraux de Lamartine venus de différentes régions de France.

À cette occasion, Michel Deprost avait rappelé l’engagement de l’association en direction des jeunes et des lycées de Mâcon et de Saône-et-Loire sud, notamment à travers des lectures de textes et des interventions autour de l’œuvre politique et humaniste de Lamartine.

Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée avec Valentin Guitard, Michel Deprost et Enzo Perdrix

Banquet 2025

Lectures 2025

Banquet 2024

MÂCON : L'association “Lamartine aujourd'hui” veut réhabiliter l'homme politique

Publication : samedi 23 novembre 2024 22:34
Le banquet républicain de l’association Lamartine aujourd’hui, 1er grand rendez-vous de l'association, s’est tenu ce samedi à la maison mâconnaise des vins. Un début réussi pour le président Deprost qui entend revaloriser l’œuvre politique d'Alphonse de Lamartine.
Avec 73 convives, le premier banquet républicain organisé par la jeune association Lamartine aujourd'hui a été un succès
Parmi les participants de cet événement fondateur, on reconnaissait Jean-François Farenc, président des maires ruraux 71, Michel-Antoine Rognard, ancien maire de Mâcon, Raphaël François, directeur de cabinet du Préfet, quelques anciens élèves du Lam’, des membres du réseau de l’Académie ou de simples quidams, passionnés par l’œuvre du plus célèbre des Mâconnais.
Micro en main, le président de la jeune association, Michel Deprost, a donné le ton « On connait beaucoup la poésie, l’œuvre romantique d’Alphonse de Lamartine, mais pas assez son engagement politique et social, y compris ici à Mâcon. »
Lamartine a été député pendant 20 ans, président du conseil général de Saône-et-Loire et l’un des opposants à la monarchie de Juillet, jusqu’à piloter le gouvernement provisoire en 1848 pendant 3 mois. Sa carrière politique a tourné court mais l’œuvre et l’esprit demeurent.
« Sur son monument sur l'esplanade qui porte son nom, on lit trois mots : éloquence, poésie, histoire. Ce n’est pas suffisant pour résumer le personnage. »

En son temps, Lamartine a délivré des messages importants sur la liberté de la presse, l’esclavage, la peine de mort, la séparation de l’Église et de l’État... Il était un indécrottable pacifiste. Outre la qualité évidente du style, ces textes sont d'une grande justesse et d’une saisissante modernité, le Mâconnais était en avance sur son temps, un véritable progressiste.
Ces mots méritent d'être entendus de nouveau. Aussi, après le discours du président, la parole était donnée à… Lamartine à travers la voix de l’excellent Michel Simier, homme de théâtre. Il a interprété des passages de Sur la politique rationnelle, du discours de 1842 sur l’émancipation des Noirs, de la demande de création d’un gouvernement provisoire et un extrait du cours familier de littérature.
Les lectures étaient entrecoupées d’un play list de circonstance : la Marseillaise version jazz orchestral de Claude Bolling, la Marseillaise version jazz manouche de Django Rheinardt, le chant des Girondins par le chœur de l’armée française, la Marseillaise version reggae de Gainsbourg et la Marseillaise version rap de D1ST1.
Il était temps de se quitter mais seulement pour un temps, car la jeune association ne manque pas de projets pour refaire découvrir toute l’ampleur et la préciosité de l’héritage de Lamartine. « Son œuvre doit nous inspirer dans nos échanges aujourd’hui », conclut le président.

Davis Bessenay